Adopté en conseil des ministres du 31 mars dernier, les assises nationales de l’éducation nationale ont débuté ce 18 novembre à Ouagadougou en présence du chef de l’État, Rock Marc Christian Kaboré et du ministre en charge de l’éducation nationale, Pr Stanislas OUARO. Ces assises ont pour motif, la recherche de plus d’efficience du système éducatif.

12 thèmes au total feront l’objet d’échanges au cours des présentes assises nationales portées sur l’éducation nationale.
Dans son discours, le président du Faso a rappelé qu’en 1960, lorsque notre pays accédait à l’indépendance, le taux de scolarisation brut était, ainsi que l’a écrit le Professeur Joseph KI-ZERBO, de 5% dans l’enseignement primaire. Le pays comptait alors à peine une dizaine de lycées et collèges et dans l’enseignement supérieur, une dizaine d’étudiants inscrits dans des universités d’Afrique et d’Europe.
Après l’indépendance, le Burkina Faso, à l’instar des autres pays, a réalisé des infrastructures éducatives et opéré plusieurs réformes des contenus de son enseignement en vue de l’adapter à ses réalités et d’en faire un instrument du développement.

Il a ajouté que, cependant, la volonté de développer l’offre d’une éducation de qualité a été et reste une quête permanente à travers les décennies. Les Etats généraux de l’éducation tenus en 1994 et les Assises nationales sur l’éducation en 2002, ont dégagé des pistes d’actions qui ont permis de changer qualitativement les statistiques relatives à l’accès.
Le Pr Stanislas OUARO a salué la volonté des parties prenantes du système éducatif et des partenaires techniques et financiers pour le dévouement enclenché en vue d’assurer la continuité du système éducatif en proie aux défis sécuritaire et sanitaire.
«Repenser le système éducatif»
«Conformément à la volonté de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, les présentes Assises ont privilégié une démarche inclusive et participative et sont le fruit d’une large consultation populaire.» a fait entendre le Pr Stanislas OUARO.

Ainsi, les assises nationales prendront en compte les aspects environnementaux et sociaux-économiques pour une plus value dans le système éducatif.
Pour finir, le Pr. Stanislas a promis des solutions pertinentes, réalistes, réalisables et consensuelles à la fin de ces consultations pour asseoir l’économie du savoir et bâtir l’école de demain.

