Le ministère de l’Eau et l’Assainissement a lancé ce 19 novembre 2021, la réalisation de latrines familiales et communautaires à l’occasion des Journées mondiales des toilettes et de lavage des mains à Dédougou dans la région de la Boucle du Mouhoun. Cet investissement vise à résoudre le déficit des communes et des familles en matière d’hygiène et d’assainissement.

Le Burkina Faso à l’instar de la communauté internationale, célèbre les journées mondiales des toilettes et de lavage des mains.
L’accès à l’eau, à l’hygiène et l’assainissement est un problème chronique au Burkina Faso car le pays souffre des changements climatiques avec leur lot de sécheresse récurrentes, du manque d’infrastructures adéquates et de grandes disparités entre zones rurales et urbaines.

Fort de ce constat, le gouvernement a décidé de faire de l’assainissement une réalité en milieu rural et urbain. La présente journée est plus que jamais l’occasion pour le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Ousmane NACRO de lancer les travaux de réalisation de 50 000 latrines familiales et de 10 200 cabines de latrines communautaires. Ces ouvrages entrent dans le cadre du Programme d’Approvisionnement en Eau et Assainissement (PAEA) financé par la Banque mondiale.
D’un coût global d’environ 197,8 milliards de FCFA, le PAEA vise l’amélioration des conditions sanitaires des populations par une augmentation du taux d’accès à l’eau et l’assainissement et ainsi renforcer le capital humain dans les deux secteurs.
La construction des latrines donnera droit à 1 350 000 personnes en milieux urbain et rural à un environnement vital convenable.
La Boucle du Mouhoun, les Cascades, les Hauts-Bassins et le Sud-Ouest et quatorze centres ONEA, sont les zones concernées par le projet.
Pour les 500 000 personnes de ces zones concernées, le ministre Nacro « fonde l’espoir qu’ils seront des promoteurs de l’arrêt de la défection à l’air libre dans leurs familles, leurs quartiers et dans leurs villages respectifs ». En ce qui concerne l’approvisionnement en eau, il a ajouté que « Grâce à la réalisation de ces infrastructures d’assainissement familiales et communautaires dans environ 50% des communes des quatre régions pour le milieu rural, l’offre de service public de base sera considérablement élargie ». Un grand soulagement pour les hommes et les femmes de ces localités de voir leurs corvées se réduire.

Quant à la représentante de la Banque mondiale au Burkina Faso, Maïmouna N’Daye, elle a affirmé qu’il s’agit d’un processus inclusif et participatif issu d’un programme structurant, qui met en accord le ministère de l’eau et de l’assainissement et les communes.

Par ailleurs elle a précisé que la banque mondiale se focalise sur les résultats, ce qui leur permet de « constater sur le terrain que les financements sont alloués ».
Joseph SAVADOGO