Les pluies diluviennes qui s’abattent sur le Burkina Faso en 2024 ont une fois de plus causé des ravages considérables, notamment sur la route reliant Bobo-Dioulasso, la capitale économique, à Ouagadougou. Cette voie importante, artère vitale pour le commerce et les déplacements interurbains, a été submergée par les eaux, interrompant la circulation et isolant des communautés entières. Malheureusement, cette situation n’est pas inédite. En 2023, le même scénario s’est produit, révélant une vulnérabilité persistante face aux aléas climatiques.
L’impact de ces inondations dépasse largement les simples désagréments de circulation. Chaque fermeture de cette route perturbe les chaînes d’approvisionnement, affecte les entreprises locales et met en danger la sécurité des usagers. Ces événements mettent également en lumière les lacunes en matière d’infrastructures routières dans le pays, où les ouvrages de drainage et les systèmes d’évacuation des eaux de pluie sont souvent insuffisants pour faire face à l’intensité croissante des précipitations.

Les répercussions socio-économiques de ces inondations appellent à une réponse urgente. Il est impératif que le gouvernement et les parties prenantes envisagent des investissements conséquents pour renforcer la résilience des infrastructures. Des solutions telles que la modernisation des systèmes de drainage, la construction de ponts surélevés et l’amélioration des prévisions météorologiques pourraient contribuer à réduire les risques.
Face à un climat de plus en plus imprévisible, il devient crucial de transformer ces défis en opportunités pour renforcer la sécurité et la durabilité des infrastructures du Burkina Faso.
Analyse faite par : Didier Agapet SOMDA

