Depuis le début de la saison des pluies en juin, les habitants de la ville de Ouagadougou sont dans l’inquiétude. A la cadence d’au moins une pluie par jour, les précipitations mettent à rude épreuve les concessions permanemment  en proie à l’humidité. La population souffre également des perturbations incessantes des activités notamment économiques dont certaines essuient des pertes considérables.

En général, dans  la capitale du pays de hommes intègres, Ouagadougou,  les pluies sont à un niveau intermédiaire avec près de 750 millimètres de moyenne annuelle.  Concentrées généralement entre mai et début octobre, les pluies sont sporadiques  dans le reste de l’année, surtout en hiver où  il ne pleut presque jamais dans tout le pays, selon l’agence nationale  de météorologie.

En 2019, des inondations avaient fait quatre morts à Ouagadougou. Parmi eux, des habitants des quartiers précaires pris par la montée des eaux à la suite de pluies diluviennes. Les inondations du 1er  septembre 2009 à Ouagadougou restent la plus grande catastrophe météorologique que le pays ait jamais  connue, avec une dizaine de morts et plus de 150.000 sinistrés.

De peur que cette tragédie ne survienne à nouveau, bon nombre de de ouagavillois s’activent à déboucher les caniveaux pleins de déchets drainés par les pluies.

Mamadou Ouedraogo, habitant  d’un quartier précaire de la ville de Ouagadougou,  explique les causes de l’inondation. «Les  populations de Ouagadougou n’aiment pas les poubelles, elles jettent les ordures partout  et lorsqu’il pleut, l’eau de ruissellement emporte et bouche les affluents». Tout comme Mamadou, bon nombre de citoyens à travers les émissions radiophoniques sur les thématiques liées au climat et à l’environnement, pensent qu’ils faut conscientiser la population sur la gestion des déchets et leurs conséquences sur l’environnement.

Du côté  du gouvernement, des actions sont entrain d’être entreprises selon le ministre en charge de l’environnement pour éviter une éventuelle catastrophe.

En attendant, le quotidien des ouagalais est à plusieurs vitesses  car loin du confort des maisons cossues avec toutes les commodités,  se mène une résilience des braves femmes au four et au moulin entre leurs petites activités commerciales aux abords des voies et les activités culinaires au bois ou au charbon de bois trempé et impropre à la combustion.  Et tout cela dans la promiscuité la plus nauséabonde possible véritable nid de moustiques, agents impitoyables qui font gonfler les statistiques de malades du paludisme. En effet, selon le Bulletin épidémiologique du Ministère de la santé,  le Burkina Faso a enregistré au cours du premier semestre 2018, 3 501 245 cas de paludisme dont 1002 décès, soit un taux de létalité de 0,7%.

Au demeurant, à Ouagadougou, le beau temps dû aux basses températures en cette , semble être le seul facteur d’équité et de consolation pour les habitants longtemps échaudées par la canicule du deuxième trimestre.

Didier Agapet SOMDA

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