Les lampions sont éteintes sur les assises nationales de l’éducation ce samedi 20 novembre 2021 à Ouagadougou. Durant 72 heures, les acteurs de l’acteurs de l’éducation, les anciens secrétaires généraux et ministres de l’éducation ont apporté d’intenses et riches réflexions pour la refondation du système éducatif et bâtir une nouvelle école Burkinabè. C’est le Premier ministre Christophe Dabiré qui a présidé la cérémonie de clôture.

Dans son discours, le Chef du gouvernement Burkinabè se dit satisfait par la démarche organisationnelle de ces assises qui, selon lui, a été inclusive et participative. Il a également apprécié la qualité des débats menés dans les différents groupes durant ces trois jours. « Je félicite les organisateurs pour la tenue réussie de cette importance activité et pour la conduite du processus ayant abouti à des résultats satisfaisants », a-t-il apprécié.
Il a aussi souligné que la qualité d’un pays se mesure à la disposition de ses habitants à prendre part collectivement et individuellement à la construction de la cohésion sociale. « Car, nul n’a un avenir s’il ne participe à en donner un à son pays », soutient le premier ministre. Ainsi, il précise que l’éducation est un domaine très sensible où la marge d’erreur devrait être nulle.
En ce qui concerne les conclusions et les recommandations issues des travaux, il dit engager le ministre en charge de l’éducation nationale à élaborer une feuille de route de leur mise en œuvre, à soumettre au Gouvernement. « Il devra aussi mobiliser l’ensemble des acteurs du système éducatif et du peuple Burkinabè à fonder un pacte national pour une éducation de qualité pour toutes et tous », a ajouté le Chef du Gouvernement.

De ce fait, il a invité tous les autres ministres concernés par l’éducation à entamer rapidement les réflexions pour ce qui les concerne notamment sur le livre blanc de l’enseignement supérieur et sur les états généraux de la formation professionnelle. « Cela est indispensable pour la relecture de la loi d’orientation et pour l’aboutissement de certaines réformes qui exigent de prendre en compte le caractère holistique du système éducatif », a-t-il indiqué.

Pour finir, il a lancé un appel aux élèves, aux parents d’élèves, aux enseignants et à toute la communauté éducative d’accompagner cette nouvelle vision de l’école Burkinabè. Toute chose, de son avis, permettra au système éducatif de construire des citoyens au sens plein du terme.