Journée de concertation MENAPLN et Communes : l’implication des communautés dans la gestion du système éducatif burkinabè, au cœur des échanges.

Comme il est de coutume depuis 5 ans, le Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, a tenu ce jeudi 28 octobre à Tenkodogo dans la région du Centre-Est, la cinquième édition des journées de concertation MENAPLN/Communes. Autour du thème « Implication et engagement des communautés dans la gestion des compétences transférées : enjeux et défis », les acteurs issus de différentes communautés, ont échangé sans filtre avec le ministre chargé de l’éducation, Pr Stanislas Ouaro pour une meilleure implication des communautés.


Au total, des communes de trois régions ont pris part aux échanges directs avec le ministre, notamment les communes de la région du Centre-Est, de l’Est et du Centre-Sud. Cette rencontre va permettre au premier responsable en charge de l’éducation nationale, Pr Stanislas OUARO de faire partager les divers enjeux et défis qui se posent au système éducatif, et en accord avec les communautés, trouver des issues de sortie par leur implication dans le processus de développement.

En effet, le processus de transfert des compétences et des ressources de l’État aux collectivités territoriales, a débuté en 2009 avec cette vision qui impose une négociation permanente entre l’État central et les collectivités. Celles-ci reçoivent désormais à ce titre, des pouvoirs et des moyens de gouverner dans leur ressort territorial avec pour acteurs, les communautés.

En termes de perspective, le ministre a annoncé les assises nationales sur l’éducation au cours desquelles lesdites communauté porteront leur voix et l’implication de la communauté de base dans le suivi de la réalisation des infrastructures, sera débattue.
Pour ce faire, des comités locaux des projets ont été créés et regroupent les associations des parents d’élèves, un comité a été formé sur les aspects techniques élémentaires en travaux de construction qui leur ont permis de suivre les chantiers de bout en bout.


La fermeture de 2 682 établissements en début d’année due au phénomène d’insécurité, à la pandémie à COVID 19 ou à la dégradation des infrastructures scolaires, sont entre autres les défis majeurs auxquels fait face le système éducatif au Burkina Faso. Le Pr Ouaro, a donc invité la communauté à ne pas désister et les encourage à poursuivre ces nobles objectifs.