16e édition du SIAO : l’artisanat comme facteur de résilience

Après plusieurs reports, la biennale tant attendue qu’est le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a finalement ouvert ses portes ce 27 janvier 2023.Cette 16e édition s’est tenue en présence du chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, et du parrain Dr Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative de transition par ailleurs, de l’évènement. Le pays retenu comme invité d’honneur à cette édition, est la Côte d’Ivoire.

De coutume, à travers cette édition, le SIAO se veut être un cadre idéal pour rapprocher les acheteurs des artisans et permettre à ces derniers de se fournir un carnet d’adresse et d’échanger leurs expériences.

Des propos recueillis sur les lieux après la cérémonie de lancement, les participants expriment quiétude et espoir pour cette 19 édition de la biennale de l’artisanat dans toute ses dimensions.

Lynda Drabo exposante rizicultrice au stand D24 du pavillon du soleil levant, dit être participante pour la première fois à la célébration de l’artisanat du Burkina Faso en particulier et celle de l’Afrique en général.

Stand de Dame Drabo à la biennale

« L’artisanat est un maillon indispensable pour le développement économique du pays »

L’artisanat est important au développement économique du Burkina Faso. On peut retenir du discours du ministre en charge de la culture au Burkina, Serge Poda, que l’artisanat contribue pour 5 à 30 % au PIB. Il génère donc des revenus à l’État, aux familles.

 Au regard de son caractère technique, l’artisanat lutte contre la pauvreté avec la création de nombreux emplois car près de 30 % de la population active y travaille. C’est donc le troisième pourvoyeur d’emplois après l’agriculture et l’élevage.

Mariam Ouédraogo, expose des objets d’arts, notamment des petites sculptures, des figurines et des plaquettes, à la biennale et espère que « cette année sera comme l’année dernière ». Elle était satisfaite du rendement de son exposition à l’édition passée mais « avec la situation actuelle du pays », Mariam se dit résiliente et reste optimiste pour le reste de l’édition.

 L’artisanat contribue également au développement du tourisme à travers l’exposition des produits artisanaux lors des foires culturelles comme le SIAO.

Aicha Koadio, participante de la Côte d’ivoire voit en cette biennale de l’artisanat « un des vecteurs de l’unité africaine ». Venu pour la première fois au Burkina Faso et participer à « ce point de focal de rassemblement africain », a-t-elle affirmé, apprécie fortement l’accueil bon enfant qu’elle dit avoir reçu. Pour ce qui de sa venue au pays des hommes intègres elle relate que « Au début j’avais peur parce qu’on me disait que l’insécurité du pays avait atteint son paroxysme. Nu été mon amour pour la culture africaine, je n’y serais pas là ». Après avoir foulé le sol burkinabè elle dit avoir constaté le contraire de ce qu’on lui avait fait comprendre du pays.

En effet, 10 jours durant, ce sont environ 350 artisans, des stylistes et des acteurs de la maroquinerie venus de divers horizons vont démontrer leur savoir-faire aux yeux du monde, à ce grand rendez-vous de l’artisanat africain. 

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